Ce site n'est pas un site officiel de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Les remarques, commentaires et articles n'engagent que la seule responsabilité de leurs auteurs, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne pouvant en être tenue pour responsable.



Les Saints des Derniers Jours nous parlent

Recueil de témoignage de membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, publiés dans le Liahona (magazine de l'Église).

Deux villes et une tendre miséricorde

Tiffany Taylor Bowles (Illinois, États-Unis)

Tout comme Nauvoo (Illinois), la ville de Natchez (Mississippi, États-Unis) est située sur un promontoire qui surplombe le Mississippi. Les premiers membres de l’Église qui arrivaient d’Angleterre passaient souvent par Natchez en remontant le fleuve de la Nouvelle-Orléans à Nauvoo. En fait, en 1844, une bande de vauriens a mis le feu à un bateau amarré à Natchez qui transportait des membres de l’Église.

Lire la suite

Lorsque je retrouverai mon frère

María Isabel Parra de Uribe (Mexique)

Lorsque j’étais petite, j’aurais donné n’importe quoi pour que mon frère, Juan Fernando, coure et joue comme les autres enfants. Quand j’ai demandé à ma maman pourquoi il ne pouvait pas le faire, elle m’a dit qu’il avait subi une grave lésion cérébrale à la naissance par manque d’oxygène et qu’il ne pourrait jamais faire ces choses là.

Lire la suite

Ma période pionnière à Calgary

Lorraine Gilmour (Ontario, Canada)

Je suis née en 1947 dans une petite ville du nord de l’Angleterre. Lorsque j’avais quinze ans, des amis m’ont présenté les missionnaires et je suis devenue membre de l’Église. Cependant, ma famille ne m’a pas suivie.

Lire la suite

Comment j’ai défendu ma thèse et le Livre de Mormon

Scott Macdonald (Californie, États-Unis)

Lorsque j’étais dans le programme d’études approfondies, je devais écrire une thèse pour la licence. Chaque étudiant devait faire diriger et approuver sa thèse par deux professeurs.

Lire la suite

Aimeriez-vous recevoir une bénédiction ?

Le blessé a gémi et a fait un faible geste vers sa poche. L’étudiant qui était à côté de lui y a plongé la main et en a retiré un grand porte-clés avec un petit flacon d’huile consacrée.

Lire la suite

Papa, j’ai besoin de toi

J’ai prié silencieusement mon Père céleste ; je lui ai demandé d’envoyer papa me chercher. Puis j’ai commencé à marcher.

Lire la suite

Béni par la prêtrise

En apprenant la nouvelle que j’avais un cancer du sein, j’ai reçu l’inspiration que je devais demander une bénédiction de la prêtrise.

Lire la suite

Le président Monson veut vous voir

Le président Monson m’a accueilli chaleureusement et m’a demandé si je voulais une bénédiction de la prêtrise.

Lire la suite

Sa souffrance soulage la nôtre

Barbara Winter (Arizona, États-Unis)

Infirmière dans l’unité des soins intensifs aux nouveau-nés, je m’occupe de bébés malades, parfois très petits. Un soir, on m’a confié un petit garçon né dix-sept semaines trop tôt et ne pesant qu’un peu plus d’une livre (environ cinq cents grammes). Ses mains étaient minuscules, ses petites jambes n’étaient pas plus grosses que mon doigt et ses pieds avaient environ la taille de mon pouce. En raison de ses graves problèmes respiratoires, les médecins ne pensaient pas qu’il passerait la nuit.

Un silence pesant s’abat sur tout le service quand un nouveau-né lutte pour sa vie. Une tension accrue s’empare de tout le monde, particulièrement de l’infirmière du bébé et, cette nuit-là, c’était moi. Ses parents avaient passé la majeure partie de la journée avec lui, mais ils étaient exténués. La mère était retournée dans sa chambre pour prendre un repos bien nécessaire.

La chambre du bébé contenait une couveuse (incubateur), des moniteurs, un ventilateur et des perfusions intraveineuses qui le maintenaient en vie. Parce qu’il était si malade et avait besoin de ces soins intensifs, on ne m’avait confié aucun autre malade cette nuit-là. J’allais être à ses côtés pendant toute la nuit, occupée à donner des médicaments, à vérifier les moniteurs, à donner des traitements et à faire des tests.

Pendant la nuit, j’ai essayé d’imaginer ce que je ressentirais si j’étais sa mère. Le chagrin aurait été insupportable.

J’ai doucement nettoyé son visage, touché ses petites mains et ses petits pieds, je l’ai changé avec précaution et je l’ai enveloppé dans une nouvelle couverture moelleuse. Je me suis demandé ce que je pourrais faire d’autre pour mon petit patient. Que ferait sa mère ? Qu’est-ce que mon Père céleste voudrait que je fasse ?

Bientôt, ce précieux petit esprit innocent retournerait à son Père céleste. Je me suis demandé s’il avait peur. J’ai pensé à mes enfants. Quand ils étaient jeunes et qu’ils avaient peur, je leur chantais des chansons. « Je suis enfant de Dieu » était leur préférée. Refoulant mes larmes, je l’ai chantée au bébé.

En tant qu’infirmière, je voyais les tubes et le sang, je comptais les mouvements de la poitrine du bébé, j’écoutais les battements de son cœur et je regardais les chiffres sur les moniteurs. En tant que sainte des derniers jours, je voyais un esprit céleste et je m’émerveillais du plan du salut.

Au fil de la nuit, sa santé s’est dégradée. Finalement, son état a entraîné une hémorragie pulmonaire.

Au matin, mon petit patient a silencieusement franchi le voile. Il a quitté les bras de sa mère et a été « ramené auprès de ce Dieu qui [lui] a donné la vie » (Alma 40:11).

Cette nuit-là, je me suis rapprochée du Sauveur et de mon Père céleste. J’ai acquis une meilleure compréhension de l’amour du Seigneur pour l’humanité et de son amour pour moi. Cela m’a rappelé, et j’en ai même été surprise, la profondeur de mon amour pour lui. Et j’ai eu le désir d’être plus gentille, plus douce, plus indulgente, plus compatissante, de lui ressembler davantage, un jour et un battement de cœur à la fois.

Refoulant mes larmes, j’ai chanté « Je suis enfant de Dieu » au bébé.

Mais, il n’y a pas d’église ici

Julie Ismail (Australie occidentale, Australie)

Au cours d’un voyage en Méditerranée, j’ai diligemment assisté aux réunions de l’Église partout où je le pouvais. À Séville (Espagne), j’ai eu recours à l’aide d’un réceptionniste d’hôtel, à l’annuaire local du téléphone et à une carte de la ville pour m’aider à trouver l’église locale des saints des derniers jours. J’ai écrit l’adresse et le nom de l’Église en espagnol. Le samedi soir, j’ai prié pour savoir à quelle heure les réunions commençaient et j’ai ressenti fortement que je devais y être pour dix heures.

À neuf heures trente le dimanche matin, juste avant de partir pour l’église, j’ai prié à nouveau afin de trouver l’église. En suivant ma carte, j’ai commencé à naviguer dans un labyrinthe de rues étroites. C’était un matin délicieux. Je suis passée devant des cafés et un marché aux oiseaux plein d’oiseaux braillards.

Je me suis rendue à l’adresse indiquée pour découvrir qu’il n’y avait là rien qui ressemblât si peu que ce soit à une église. J’ai arpenté la rue d’un bout à l’autre, cherchant en vain. J’étais déconcertée et inquiète et il était presque dix heures.

Finalement, j’ai adressé cette prière à mon Père céleste : « Tu m’as commandé d’aller à l’église et me voici, mais il n’y a pas d’église ici. »

Au même moment, un homme bien habillé, en costume, est apparu au coin de la rue. Il ressemblait à un membre de l’Église et j’ai senti que je devais l’arrêter. En baragouinant, je lui ai dit que je cherchais une église. Il m’a dit quelque chose que je n’ai pas compris, et j’ai eu un air perplexe. Il a alors ouvert sa mallette et j’ai vu deux livres reliés en cuir qui ressemblaient à des livres d’Écritures. Je lui ai tendu mon morceau de papier sur lequel était écrit « La Iglesia de Jesucristo » (L’Église de Jésus-Christ). Il a souri et a désigné l’endroit d’où je venais et nous avons marché ensemble jusqu’à l’église. Le bâtiment se trouvait à une adresse distante de quelques minutes de celle que j’avais et était facile à manquer si on ne savait pas qu’il se trouvait là. Il était en retrait de la rue dans un petit parc, derrière de grandes grilles.

À l’église, je n’ai pas tardé à découvrir que l’homme qui m’avait aidée était l’évêque de la paroisse et que les réunions commençaient à dix heures trente. J’étais arrivée en avance.

Pendant la réunion de jeûne et de témoignage de la paroisse, j’ai senti que je devais rendre mon témoignage. Un missionnaire traduisant mes paroles d’anglais en espagnol, j’ai témoigné et décrit comment le Seigneur m’avait donné le moyen de venir à l’église. Puis l’évêque a rendu son témoignage et a expliqué qu’il avait dû se garer plus loin ce matin-là et qu’il était arrivé plus tard que d’habitude. Quand il m’avait vue, il avait pensé que je ressemblais à un membre de l’Église, c’est pourquoi il s’était arrêté pour m’aider. Puis, il a parlé des membres qui sont perdus spirituellement et il a dit que nous devons les aider à trouver l’Église.

Avec les années, mes souvenirs de Séville se sont estompés, mais celui d’y avoir trouvé l’église est resté vif. Ce souvenir est pour moi un témoignage du grand amour que notre Père céleste a pour nous et que sa main est visible dans ma vie si je cherche toutes choses qui « concourent [à mon] bien » (Romains 8:28).

Au même moment, un homme bien habillé, en costume, est apparu au coin de la rue. Il ressemblait à un membre de l’Église et j’ai senti que je devais l’arrêter.

L’Église ne m’intéresse pas

Tanintoa Sexton (îles Marshall)

Je ne voulais rien avoir à faire avec l’Église quand ma femme m’a demandé si les missionnaires pouvaient instruire nos fils. Mais je n’ai pas refusé parce qu’elle était déjà membre.

Quand les missionnaires ont commencé à venir chez nous, deux fois par semaine, j’allais chez mon ami et voisin. Il était membre fidèle d’une autre Église chrétienne. Chaque fois que je lui rendais visite, il voulait parler de la Bible. Je lui ai dit que je ne m’intéressais pas à ce genre de choses et que je ne voulais pas étudier la religion. Mais il ne cessait d’essayer de me convaincre et j’ai fini par accepter. Alors j’ai longtemps étudié la Bible avec mon ami pendant que les missionnaires instruisaient mes fils.

Un jour, l’heure où les missionnaires allaient arriver chez nous approchait. Mais, au lieu de partir, j’ai décidé de rester dans la pièce d’à côté. Quand ils ont commencé à instruire mes fils, je me suis surpris à vouloir en entendre davantage. Je me suis de plus en plus approché de la porte pour mieux entendre. Ils parlaient à mes fils d’apôtres et de prophètes.

Plus tard, je me suis aperçu que je voulais en apprendre davantage. J’ai parlé aux missionnaires et j’ai décidé de suivre leurs leçons tout seul. Ma femme était toujours là, mais personne d’autre n’était au courant.

Ainsi, quand les missionnaires venaient instruire mes fils deux fois par semaine, j’allais chez mon ami. Puis, un autre jour, c’était moi qu’ils instruisaient.

Un jour, quand mon ami a dit quelque chose de faux concernant l’Église, je l’ai défendue. Comme beaucoup de gens des îles Marshall, il ne savait pas grand chose de l’Église et il comprenait mal certaines croyances des saints des derniers jours. Quand il a dit d’autres choses négatives, j’ai encore défendu l’Église.

Les choses se sont passées ainsi pendant sept mois. Puis, un jour, je me suis rendu compte que le Saint-Esprit m’avait confirmé que tout ce que les missionnaires m’enseignaient était vrai. Je me suis rendu compte que je devais me faire baptiser, bien que je sache toujours très peu de choses sur l’Évangile.

Après mon baptême en 2007, j’étais si heureux ! Nous avons commencé à épargner de l’argent pour aller au temple d’Hawaï, où ma femme, nos trois enfants et moi avons été scellés en décembre 2008.

Le fait d’être membre de l’Église a eu une influence énorme dans ma vie. J’ai décidé de quitter mon deuxième emploi à l’accueil d’un restaurant parce que je rentrais tard et que mes vêtements étaient saturés de fumée de tabac. Malgré la perte de ce revenu supplémentaire, le Seigneur a pris soin de nous.

Je sais que l’Église est vraie et que Joseph Smith est un prophète de Dieu en raison de l’Esprit que j’ai ressenti et des bénédictions que j’ai reçues.

Quand les missionnaires ont commencé à venir chez nous deux fois par semaine, j’allais chez mon ami et voisin.

Mes poneys au point de croix

Sandra Jennings (Nouveau Mexique, États-Unis)

J’ai un tableau au point de croix qui représente deux poneys pie sur lequel j’ai travaillé pendant environ un an. Il était presque terminé quand j’ai découvert que j’avais fait une erreur de couleur sur l’un des poneys. Du fait que c’était une couleur possible pour la robe d’un cheval, je ne me suis aperçue de mon erreur que quand la couleur du poney a détonné avec les couleurs voisines du canevas.

J’étais anéantie. J’avais passé tout ce temps à travailler sur le tableau et la pensée d’ôter tous les points de la mauvaise couleur était presque intolérable. Les larmes aux yeux, j’ai ouvert la poubelle et j’y ai jeté le tableau.

Je me suis assise à la table où je gardais mon matériel de broderie pour pleurer la perte de mon beau tableau de poneys et passer à d’autres projets. Mais, cela m’était impossible : je ne pouvais oublier le projet sur lequel j’avais tant travaillé. J’ai ouvert la poubelle et j’ai récupéré l’ouvrage. J’ai trouvé un nœud au dos de la couleur incongrue et je l’ai coupé avec soin. J’ai retourné le tableau et j’ai commencé à enlever le fil.

Parfois, cela allait vite. À d’autres moments, ce n’était pas aussi facile. Je ne savais pas trop comment m’y prendre pour défaire ce que j’avais fait. Parfois, je devais couper le fil un point à la fois. Mon fils a dit qu’il était impressionné que je me donne tant de mal pour réparer. Après tout, ce n’était qu’un ouvrage au point de croix.

En enlevant les points, j’ai commencé à penser au repentir et au mal que j’ai eu à corriger certaines erreurs que j’ai faites. Le vrai repentir exige un désir, un travail et une souffrance intenses, mais cela vaut tous les efforts.

En brodant à nouveau le cheval, je me suis souvenue que le repentir permet à l’expiation de Jésus d’enlever de ma vie la tache du péché et m’aide à prendre un nouveau départ. Mes « poneys du repentir » sont accrochés chez moi, rappel discret mais vif que je dois faire ce qui est juste, ne jamais abandonner quand je n’y arrive pas et me souvenir que, grâce au repentir, l’Expiation fera le reste.

J’avais passé tout ce temps à travailler sur le tableau et la pensée d’ôter tous les points de la mauvaise couleur était presque intolérable.

Ce site n'est pas un site officiel de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Les remarques, commentaires et articles n'engagent que la seule responsabilité de leurs auteurs, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne pouvant en être tenue pour responsable.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site